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endant les dix années de présidence d’AREVA , Anne
Lauvergeon a été classée par la revue Forbes parmi
les femmes les plus influentes de la planète et la plus puissante
de France ; puis sur décision du président de la République
elle a été forcée de céder sa place à
Luc Oursel , collaborateur inconnu par le public.
Anne Lauvergeon s'est battue pour continuer avec un troisième
mandat de présidente d'AREVA , mais a dû laisser sa place
à Luc Oursel , un ingénieur qu’elle avait embauché
quatre ans auparavant et qui s’était conduit en fidèle
serviteur ; elle l'avait promu au poste de directeur commercial d'AREVA
sans se douter qu'il serait devenu son concurrent le plus redoutable dans
la bataille pour la présidence . Bien que Luc Oursel ait manifesté
sa candidature, son nom n'a jamais figuré sur la liste officielle
élaborée par le comité chargé d'évaluer
les candidats . Cela soulève des perplexités sur l’ambiance
et les critères de sélection des dirigeants du nucléaire
.
D’après le secrétaire d’état à
l’industrie, la nomination de Luc Oursel assure la continuité
des orientations élaborées par Anne Lauvergeon. AREVA se
serait séparé de la vedette numero 1 du nucléaire
pour poursuivre dans la même direction avec un obscur subalterne
? Il faudrait expliquer ce concept. |
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Des explications il y en a eues peut-être au cours de l’entretien
particulier entre le président de la République et Anne
Lauvergeon ; mais l'entretien n'a fait l'objet d'aucun communiqué
officiel ; le silence semble convenir à l’un et à
l’autre des interlocuteur, au point d' oublier les formes les plus
élémentaires de la soi-disant politique de transparence
du nucléaire.
L'opacité est dense et les maigres motifs officiels n’expliquent
pas un changement aussi radical dans la gouvernance d’ AREVA , leader
mondial du nucléaire; les spéculations sur l’éviction
d’Anne Lauvergeon ont proliféré, sans se préoccuper
de l’exhaustivité des faits pris en considération
.
Les silences des nombreux protagonistes de cette affaire pourraient cacher
des éléments embarrassants .
Tommaso Fronte (juin 2011)
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