Monsieur le Président de la République,
J’ai été convoqué le 25 dernier
pour me rendre d’urgence à l’étude de l’huissier
de justice, au sujet de l’affaire « LINCOT Christian »
qui concerne la sûreté nucléaire et AREVA. Monsieur
LINCOT est ingénieur à l’IRSN (Institut de Radioprotection
et Sûreté Nucléaire) .
Trop souvent les règles professionnelles sont
transgressées au mépris de risques inconsidérés.
Il faut craindre le pire avec AREVA qui opère dans le nucléaire
et dont les manquements aux règles de sûreté font
l’objet d’un mémoire de plus de cent pages.
A ce sujet, j’ai saisi la présidente d’AREVA,
Madame Anne LAUVERGEON et voilà que c’est l’huissier
de justice qui se manifeste, chargé de saisir mon bien.
L’huissier intervient après que dans mon
travail, par devoir professionnel, j’ai rapporté des irrégularités
; les autorités ont reconnu la réalité des écarts
par rapport aux règles applicables aux réacteurs nucléaires
, mais ils ont voulu étouffer le scandale; j’ai refusé
d’adhérer aux anomalies et j’ai été licencié
; j’ai lancé une action judiciaire et j’ai été
dénigré . Les méthodes utilisées contre moi
sont celles de l’affaire Dreyfus et les décisions de justice
font de moi la proie d’adversaires sans scrupules.
Contre moi l’huissier rode dans le quartier, fait
une virée en préfecture ou une descente chez mon banquier
; contre moi rien ne serait trop humiliant et c’est la barbarie
qui resurgit quand la force publique obéit docilement à
des personnages dévoyés ; Madame Anne LAUVERGEON tient salon
sur l’éthique avec la crème de la société
civile – prix Nobel, académiciens, universitaires…
mais ces postures sont démenties par les comportements et par le
harcèlement forcené qui fatalement finira par me faire succomber.
Il ne faut pas attendre l’accident avant de se
demander, – comme récemment pour la Société
Générale, six milliards d’euros envolés –
que faisait le patron ?
où étaient les services de contrôle
?
Ces deux questions , rapportées à AREVA, je vous les pose
car AREVA est une société de l’Etat et parce que le
Président de la République est garant de l’application
de la Convention Internationale sur la Sûreté Nucléaire
(Vienne 1994) , texte enseigné dans les universités, qui
impose entre autres une culture de sûreté.
Cette culture de sûreté est totalement
bafouée ; dans le cadre de la recherche d’une issue digne
j’ai demandé à Monsieur l’Huissier de justice
un délai pour vous permettre de répondre aux deux questions
ci-dessus indiquées . Dans cette attente,
Veuillez agréer, Monsieur le Président , l’assurance
de ma considération distinguée.
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